Lancé en 2012, le Label Relations Fournisseur Responsables (RFR) distingue les entreprises ou entités publiques françaises ayant fait la preuve de relations durables et équilibrées avec leurs fournisseurs. Où en est-on cinq ans après ?

Premier et unique Label en France qui distingue les bons élèves en matière de relations fournisseur, il est attribué pour une période de trois ans. Il a été décerné pour la première fois le 20 décembre 2012 par la Médiation des entreprises et par le Conseil National des achats (CNA), en présence de Fleur Pellerin, à l’époque ministre chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique, aux entreprises Legrand, Société Générale, SNCF et Thalès. A ce jour, 38 entreprises ont été labellisées en France.

 

Signer la Charte c’est bien, être labellisé c’est mieux

Ce Label s’inscrit dans le prolongement et la mise en application des 10 engagements pour des achats responsables, définis par la « Charte Relations Fournisseur Responsables », créée en 2010 par la ministre de l’économie de l’époque, Christine Lagarde. Elle compte à jour plus de 1800 signataires.

Mais si toutes les organisations adhérant aux principes de cette Charte peuvent se porter candidates au Label Relations Fournisseur Responsables, peu se lancent dans l’aventure puisque sur les 1800 signataires seuls 38 (30 grands groupes, 5 ETI et 3 PME) sont aujourd’hui labellisés. Les raisons ? Un processus assez lourd puisqu’il s’agit de répondre à un questionnaire composé d’une centaine de questions et être en mesure d’apporter des éléments de preuves. Un travail qui nécessite des ressources en interne que n’ont pas toujours les PME.

 

Un nouveau référentiel

Parce que ce Label a vocation à évoluer, une version 3 sera présentée le 25 septembre prochain à Bercy. Elle sera enrichie des principes de la nouvelle norme internationale ISO 20400 sur les achats responsables, parue en juin 2017.

Ce nouveau référentiel sera également expérimenté par les PME, les précédentes versions du Label ne leur étant pas véritablement ouvert puisque seules 3 PME en avaient fait l’expérimentation. « Un important travail a été mené pour permettre aux PME d’accéder à ce Label, sans dégrader les exigences du référentiel. Une adaptation du process d’évaluation, avec une exigence moindre d’éléments de preuve, pourrait répondre aux problématiques des PME », explique Annie Sorel, experte en achats responsables, Dirigeante Asea et Vice-Présidente de l’ObsAR (Observatoire des achats responsables). Un travail d’allégement, mené avec des représentants de PME, qui devrait inciter les signataires de la Charte à franchir le pas de la labellisation et augmenter sensiblement le nombre de labellisés.

 

Label : quels avantages pour les organismes / entreprises ?

Annie Sorel : « Cela fait évoluer leurs pratiques et leur permet d’échanger lors des nombreuses réunions du « Club des labellisés », autour de thématiques telles que les délais de paiement par exemple. A l’issue de ces réunions, les labellisés repartent avec une liste de bonnes pratiques leur permettant d’être dans une démarche de progrès continu ».

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